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Accueil | La personne | La famille | Les amis | Plan | Recherche | Contact Français | English | Español | ImprimerNovembre 2009 Extrait du carnet de route "Avec Moïse, un peuple en marche" Le thème du mois pour nourrir la rencontre de notre communauté : "Moïse, le libérateur". Voilà donc Moïse envoyé vers Pharaon. Adieu amis, troupeaux, et lieux familiers ! Moïse abandonne la solitude du désert pour s’engager dans le tourbillon de l’histoire. Guidé par l’esprit de Dieu, il se lance dans une aventure dont il ne peut soupçonner ce qu’elle représente. Lui-même a connu l’échec, il a recentré sa vie sur l’essentiel, il a fait la rencontre du Dieu vivant. Envoyé par le Seigneur, le voici prêt à affronter Pharaon. Accompagné d’Aaron, son frère aîné, Moïse est reçu devant le roi et lui déclare solennellement : « Ainsi parle le Seigneur, le Dieu de nos pères : 'Laisse partir mon peuple pour qu’il célèbre pour moi une fête au désert' » (Ex 5,1). Demande extravagante aux yeux de Pharaon : « Laisser partir les Israélites ? Pas question !De toute façon, les esclaves n’ont pas de dieu. Je ne connais pas le dieu de vos pères. Depuis quand règne-t-il ? Et sur quelles régions du monde ? » Moïse tente d’expliquer l’inexplicable : « Bien avant le monde, le Seigneur, le Dieu de l’univers, était. C’est lui qui a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve. Lui seul est Celui qui est ». « S’il en est ainsi, qu’il me donne un signe », continua Pharaon. Moïse se tourna alors vers Aaron dont le bâton fut changé en serpent. Quand il vit le serpent, Pharaon éclata de rire : « Vous voulez apprendre la magie aux Egyptiens ? C’est tout ce que peut faire votre dieu ? Le moindre de mes sorciers peut en faire autant ». Et les magiciens d’Egypte jetèrent sur le sol leurs bâtons qui se transformèrent en serpents. Mais le serpent d’Aaron avala tous les autres. « Vous n’êtes que des esclaves, bondit Pharaon. Vous inventez un dieu pour vous soustraire à mon pouvoir, mais je ne me laisserai pas faire. Vous allez voir qui est votre maître et votre seigneur ».La discussion continua longtemps mais aucune négociation n’aboutit. Il faudra que Dieu s’y prenne autrement pour convaincre Pharaon. Dieu va dès lors multiplier les signes et prodiges, dix en tout : l’eau du Nil devint rouge comme du sang et imbuvable, des grenouilles infestèrent le pays,des ulcères frappèrent le bétail, des sauterelles dévastèrent les récoltes, et ainsi de suite. Enfin ce furent les ténèbres, un sirocco tout noir comme on n’en avait jamais vu. C’est comme si le monde retournait au chaos. On peut imaginer les cris, les lamentations, la panique et l’angoisse. Par dix fois, Dieu avertit Pharaon ; par dix fois, il lui laissa le répit du repentir ; par dix fois, avant de le châtier, il lui fit grâce. Mais Pharaon s’obstina. On peut comprendre Pharaon. Comme tous les chefs politiques, il voit les choses de son point de vue. Il est intelligent, perspicace, réaliste. Il est possible qu’à un moment il ait même été prêt à laisser partir les Hébreux, mais cela porterait atteinte à beaucoup trop d’intérêts. Pharaon est conditionné par sa fonction et ses privilèges. Sa réaction est compréhensible, mais son refus est dramatique : « Je ne connais pas le Seigneur. Alors je ne vous laisserai pas partir » (Ex 5,2). Pharaon ne veut pas entrer dans les vues de Dieu. C’est ainsi qu’il se ferme, ... comme il nous arrive de fermer les yeux lorsque nos avantages risquent d’être mis à mal. Bien des choses nous échappent de ce qui se passa alors, mais les fils d’Israël garderont en mémoire la réalisation de la promesse du Seigneur : « Je vous délivrerai de la servitude ; je vous libèrerai par ma main puissante » (Ex 6,1). Dieu veut pour son peuple une existence digne. Dieu ne veut pas que nous soyons esclaves. Le servir, c’est vivre en liberté. Père Guy Vanhoomissen,sj Illustrations : Frère Réginald Pycke, Communauté Saint Jean |
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